Localisation des activités et dynamiques des villes

Les relations complexes entre les entreprises et leur territoire d’implantation constituent un enjeu stratégique pour le développement économique. Cette contribution cherche à les élucider, du point de vue de la théorie économique spatiale, par l’analyse de la formation des villes, des logiques économiques à l’œuvre et de l’impact des comportements de localisation des entreprises sur la dynamique de ces territoires.

La ville responsable, enjeux et évaluation

La cité est réputée être à la fois un acteur et un lieu de médiation sociale. Or, cette médiation passe d’abord par la reconnaissance de sa responsabilité sociale. Cet article entend explorer la contribution que la notion de responsabilité sociale de la ville peut apporter aux programmes politiques, aux projets d’aménagement, d’investissements et de financement, et aux réseaux de coopération en faveur du développement durable.

La médiation sociale comme un processus éthique de management des parties prenantes

Analyser ce que la médiation (en comparaison avec des méthodes traditionnelles, notamment judiciaires) apporte à la gestion des conflits de l’entreprise avec les tiers, ouvre la réflexion sur la capacité de celle-ci à s’insérer dans l’esprit éthique de l’approche des parties prenantes. Ainsi, elle a l’avantage de se présenter comme un processus novateur relatif à tous les stades, y compris préventifs.

De l’influence du developpement durable sur les labels des villes

Les enjeux contemporains ne peuvent plus être questionnés à partir d’une approche sectorielle, mais par des approches plus transversales. L’inscription dans un label territorial relève d’une démarche volontaire de la ville qui doit, selon les labels, tendre vers un ensemble de critères. Dans cet article, l’auteur axe l’analyse sur la labellisation en tant que référentiel à l’action et sur le label en tant que dispositif écosystémique de la communication.

Transform companies to solve social problems

En s’appuyant sur des recherches menées au Maroc et au Royaume-Uni sur les organisations et services à but non lucratif, Shana Cohen suggère que les politiques doivent se concentrer autant sur le développement des petites et micro-entreprises offrant des solutions au chômage, aux problèmes locaux et nationaux, qu’au besoin d’appartenance sociale pour les couches et personnes concernées. C’est qu’au Maroc et ailleurs, l’État n’est plus capable d’établir les ponts nécessaires entre les circonstances matérielles, individuelles et l’identité collective. L’auteur estime, sur la base d’une longue expérience, que les nouvelles formes de petites et micro-entreprises peuvent relier l’expérience d’appartenance sociale, à savoir la citoyenneté, à l’emploi et à la mobilité sociale en raison de leur capacité à générer des emplois. Mais pour ce faire, ce sont les organismes à but non lucratif qui peuvent les aider dans la quête de nouvelles formes et de nouveaux objectifs. Les organismes à but non lucratif sont des prestataires de services capables de réagir rapidement et de façon plus intensive que les institutions et les organismes publics. (2015, 2162) De plus, « seuls parmi les institutions sociétales, ils sont capables de mobiliser l’initiative individuelle pour le bien public ». Cette caractéristique les différencie des institutions de marché, qui mobilisent l’initiative individuelle, et des institutions gouvernementales, qui poursuivent le bien public mais le font par l’action collective.

Marrakech cosmopolite

Le luxe et l’industrie de masse ont ceci de commun qu’ils s’affranchissent socialement et économiquement d’un ancrage social. Marrakech est une marque, un label, au mieux une série d’emplacements équivalents, un « spot » dans une constellation (Marbella, Miami, Saint-Tropez, Saint-Martin, Venise, etc.) à l’intérieur de laquelle il est plus important de circuler que de rester. Une marque, un label, un spot, mais pas un lieu.

The role of companies in smart city initiatives - the case of belgium

La croissance rapide de la population urbaine à travers le monde implique de nombreux défis économiques et sociétaux dans des domaines tels que le transport, le logement, l’emploi, l’éducation, la culture, la sécurité et la gestion des ressources comme l’eau, les déchets et l’énergie. Le concept de « smart cities » (villes intelligentes) émerge de plus en plus pour limiter les problèmes émanant de la croissance de la population urbaine et trouver des solutions innovantes pour relever ce défi. L’article ci-dessous repose sur un projet de recherche explorant l’état de développement des initiatives de « ville intelligente » en Belgique et, en particulier, le rôle des entreprises dans ces projets. Celui-ci a été mené dans l’esprit de la vie durable dans les villes. Il entend travailler avec les parties prenantes à la création d’alliances locales et régionales pour l’accélération du développement durable urbain. D’après les auteurs de cet article, les alliances territoriales permettront aux entreprises d’identifier, de saisir et d’élargir les opportunités de leur propre développement de manière intelligente, pérenne et inclusive.

Entretien avec Mohammed Amine El Hajhouj, Éco-Cité Zenata : un modèle pour l’Afrique ?

L’Éco-Cité Zenata est le plus grand projet d’aménagement du Groupe CDG dans le cadre de l’aménagement d’espaces urbains durables. Parmi ses finalités, la résorption des déséquilibres socio-économiques entre l’Est et l’Ouest du Grand Casablanca et la favorisation de la mixité sociale et spatiale, par la création d’emplois à forte valeur ajoutée dans la région.

Entretien avec Ahmed Ben Romdhane : ​Une RSE en amont

​UPC Renewables est une société américaine travaillant dans le greenfield1 aux États-Unis et ailleurs dans le domaine des énergies éoliennes et solaires. Sa manière de concevoir les projets est assez particulière, son style de mise en œuvre de la responsabilité sociale de l’entreprise un modèle assez spécifique.

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