Edito 14: (Dis)continuités numériques

A partir de ce numéro, Economia change de peau. Elle mute du papier à l’écran. Son effeuillage se feradorénavant en ligne. Signe des temps ?Plutôtsens des réalités.Ayant pour ambition d’être lisible par des étudiantsetchercheurscurieux de tout savoir, maisaussi des cadres et décideurspressés de vite savoir, ici et ailleurs, la version numériques’estimposée à nous pour son ubiquité, saflexibilité et sapropension à êtrediffusablepartout, vite, sans délai et sans frontières.

En passant à la version en ligne, lisiblesurécranettéléchargeable, Economia a, par ailleurs, subiune cure d’amincissement. Alorsquel’ancienne version (13 numéros en papier) proposaittrois dossiers par livraisonetquelquessujets divers pour la route, notre slogan dorénavantest « plus simple et plus exhaustif ». En un dossier censécernerdanssacomplexité un objet de recherche, traité par le Cesem, centre de recherche de HEM, l’équipeambitionne de proposer tous les troismois, un dossier de référence. L’idéemaîtresse, derrière, égalementinspirée par la culture web 2.0 : concision, abondance et confortd’usage.

Si ces (dis)continuités numériques sautent aux yeux, concernant la confection, l’ergonomie et l’usage d’une revue en ligne, il est emblématique que le premier dossier de la nouvelle série soit consacré aux « usages et usagers des médiassociaux ». L’un des premiers apports, justement de ce dossier, construit autour de l’étude menée par le Cesem, à propos du profil des utilisateurs marocains des médiassociaux (voir P. 24), est d’identifier qui est/fait quoi en ligne. Quant à l’analyse proposée, à partir de l’étude complémentaire menée également par le Cesem, elle permet de comprendre l’une des questions centrales que posent ces réseaux : les (dis)continuités entre le réel et le virtuel. À un extrême, nous retrouvons celles et ceux qui les prennent pour refuge et y mènentune « deuxième vie », et à l’autre extrême, celles et ceux qui y confortent leurs pratiques dans la vie sociale (voir p. 31).

Le dossier vous invite, par ailleurs, à appréhender les différentes facettes du web 2.0 social, en partant des données macro-économiques, chiffres et opportunités d’affaires, de transactions et d’investissement en réseau (voir p. 7) aux réalités entrepreneuriales et usages internes (organisationnels) et externes (e-marketing) qui en sontfaits (voir p. 43). Dansl’intervalle, la série d’articles proposée fait autant le point surl’évolution de la recherche dans ce domaine de plus en plus pléthorique (lire l’entretien avec Dominique Cardon, p. 35) que sur l’évolution des médias sociaux dans le monde arabe, oùces nouveaux médias ont pris soudainement l’allure de supports à la révolution (voir p. 15). Justement, surce point en particulier, une analyse comparée entre cyber activistes maghrébins, permet de voir les (dis)semblances entre Tunisie, Algérie et Maroc (voir p. 18).

In fine, le e-lecteur pourra distinguer plusieurs niveaux de (dis)continuités, entre le réel et le virtuel, entre l’ici et l’ailleurs, et entre les usages des entreprises et les perceptions de la recherché.

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