Quelle justice organisationnelle en entreprise ?

Ailleurs, la recherche se développe de plus en plus pour mieux cerner les problématiques de justice, de redistribution et, notamment, d’équité dans les organisations, et ce, à l’heure où l’on aspire collectivement à l’épanouissement, à l’égalité des chances, ou encore au sacre de la responsabilité sociale et sociétale. Chez nous, ce terrain est presque vierge ; des études gagneraient à être menées auprès des entreprises marocaines. 

Le(s) féminisme(s) de Fatéma Mernissi

Intégrant une vision sociologique contemporaine et une vision historique des rapports hommes femmes dans les sociétés musulmanes, Fatéma Mernissi est progressivement sortie de l’approche du féminisme historique occidental pour adopter une approche théologico-idéologique à la manière dudit féminisme islamique, puis une approche économico-politique de recherche action avec et pour les femmes, les jeunes et autres catégories sociales marginalisées et vulnérables. Ces différentes approches peuvent classer son œuvre écrite et sur le terrain en trois groupes correspondant à trois périodes (1973-1985 ; 1990-2000 ; 2000-2015). De cette ébauche de lecture transversale des œuvres de ces trois groupes et périodes, quelques pistes préliminaires de réflexion et de recherche sur l’évolution dans le temps de la pensée et de l’action féministe de F. Mernissi sont avancées.

La médiation sociale comme un processus éthique de management des parties prenantes

Analyser ce que la médiation (en comparaison avec des méthodes traditionnelles, notamment judiciaires) apporte à la gestion des conflits de l’entreprise avec les tiers, ouvre la réflexion sur la capacité de celle-ci à s’insérer dans l’esprit éthique de l’approche des parties prenantes. Ainsi, elle a l’avantage de se présenter comme un processus novateur relatif à tous les stades, y compris préventifs.

De quelques repaires juridiques à propos du sens du travail

L’expression « sens de travail » renvoie à l'interrogation naturelle sur le "sens de la vie" et les "finalités de l'existence". Sans être totalement absente, sa dimension philosophique a été largement éclipsée dans les débats tant académiques que sociaux qui y ont recouru au cours des dernières décennies au sujet de "la fin du travail" ([1]) et de la justice sociale ([2]). Mais c'est sans doute l'usage qui en a été fait à l'occasion de la médiatisation du syndrome d'épuisement au travail qui lui a donné une portée opérationnelle en la greffant sur la vulnérabilité des travailleurs face aux nouvelles sujétions du travail imposées par l'innovation technologique et la quête sans limite de la performance.

Transparence, rente et justice fiscale

La rente dote le pouvoir politique de moyens pour renforcer son emprise sur la société, et bâtir des relations d’alliance « objective », avec les catégories ou classes sociales bénéficiaires. Elle peut « se vendre au détail » puisque chaque détenteur d’une fraction de pouvoir, là où il « se situe », peut distribuer les « privilèges » qui relèvent de ses prérogatives et en retirer un avantage.

Une brève histoire de la science économique

Il est pratiquement impossible de comprendre la littérature qui tente d’analyser le processus de mondialisation de l’économie sans faire appel à des concepts économiques déjà développés par les économistes classiques. Qu’il s’agisse de la théorie de l’offre, du monétarisme ou de la théorie des anticipations rationnelles, toutes ces constructions théoriques trouvent leur source dans les œuvres des pères fondateurs de la science économique. D’où l’intérêt de recourir à l’histoire de la pensée économique.

Les fondements philosophiques du système éducatif marocain

La réforme du système éducatif marocain est un sujet particulièrement d’actualité au Maroc, pointé du doigt par les organisations internationales et en décalage avec les ambitions de développement économiques affichés par le Royaume. Cette première table-ronde organisée par le Cesem, centre de recherche de HEM, a duré deux heures et a démarré par une présentation de Mr. Bounfour d’une trentaine de minutes avant de laisser place aux réactions et commentaires de la part des participants.

Politique de la concurrence entre théories et pragmatisme

Le Maroc est sur le point de connaître de profonds changements au niveau du paysage de la régulation concurrentielle de son marché intérieur. La réforme tant attendue du droit de la concurrence au Maroc suppose de définir au préalable quelle politique de concurrence voulons nous adopter?. Le présent article essaye de répondre à cette question en présentant les différents modèles de politiques de concurrence qui peuvent inspirer l'expérience marocaine, leur fondement théorique et consécration pratique.

De l’« ordre public concurrentiel »

Le dialogue entre « mondialisation » et « globalisation » distingue entre le phénoménologique et le systémique. Ainsi l’« ordre concurrentiel », résultante de l’universalisation d’un ordre institutionnel prônant la « régulation », accompagne une mondialisation qui couvre le décloisonnement des marchés nationaux, le développement des réseaux de communication et l’affaiblissement de l’État.

France / Maroc, Au-delà des chiffres, les ramifications d’une relation profonde et complexe

Pour l’essentiel, ce tac au tac pour pénétrer les arcanes de la relation France/Maroc à l’aune d’une sociologie des faits économiques résulte d’une lecture ramassée de mon ouvrage « Sociologie des délocalisations » récemment paru. Quel en était le propos directeur ? Il s’est agi de partir d’une hypothèse triviale, mais non moins centrale : la science économique, qui a enfanté les sciences de gestion, considérerait les délocalisations comme étant son « domaine réservé » laissant à la sociologie quelques miettes et brides insignifiants de cet objet présumé « monopolisé ».

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