Algérie, transition vers l’incertain

« L’Algérie sera le Japon de l’Afrique en l’an 2000 », aimait à dire Belaïd Abdesselam voici quarante ans. La confiance qu’avait le chef de l’état en son ministre de l’industrie n’était guère partagée par le petit peuple qui l’avait affublé du sobriquet de ministre de la gazouz. « L’Algérie va donner une leçon de démocratie au Maroc et à la Tunisie » confiait le Général Larbi Belkheir, directeur du cabinet présidentiel, en juin 1991. Ce même été Sid Ahmed Ghozali déclara vouloir vendre Hassi Messaoud aux étrangers, alors qu’il ne faisait qu’entériner les propositions de libéralisation du secteur hydrocarbures préparées par l’ancien ministre de l’énergie, Sadek Boussena. Encore une prophétie qui ne s’est pas réalisée.

Quelle gouvernance pour une éducation de qualité au Maroc ?

La gouvernance signifie une gestion transparente et responsable des ressources pour le fonctionnement effectif et efficace du système éducatif. Or, celui-ci demeure marqué par l’inefficacité. Le diagnostic et les propositions formulés dans ce papier sont le résultat du travail de recherche mené par le Cesem, centre de recherche de HEM, en partenariat avec la Banque mondiale.

Coordination économique et transition démocratique

La politique dite ‘’des stratégies sectorielles’’ a eu pour effet d’initier un débat sur leur ‘’coordination’’ ou leur mise en cohérence, qui a été largement repris dans les discours officiels, au point d’en faire une priorité nationale , sans pour autant en définir le contenu et le contour. Or, pour la plupart des économistes, la question de la coordination dépasse largement les aspects liés à la mise en œuvre cohérente de politiques sectorielles prédéfinies. Ces aspects ne sont que la partie visible de l’iceberg d’une question majeure d’économie politique, comme on le verra ci-après.