Agir sur le déficit en opportunités améliore la mobilité sociale

Agir sur le déficit en opportunités améliore la mobilité sociale

Shana Cohen apporte son éclairage sur la question des inégalités en répondant à un certain nombre de questions.

Évoquer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas implique l’existence d’un ordre moral et d’une préoccupation sociale. Cette approche suppose le rejet catégorique de toute dévalorisation de la dignité humaine en raison de statuts économiques. Aujourd’hui, on assiste à une situation dans laquelle la capacité de choisir sa vie se réduit considérablement, ce qui devient un indicateur évident d’inégalité, entraînant un déficit d’opportunités pour la mobilité sociale, ainsi qu’une incapacité à sauvegarder même le statut familial existant. Cela a des effets sur le terrain politique, notamment à travers la montée du populisme et des idées autoritaires. Sans céder sur les valeurs, les réponses appropriées à ces défis sont appelées à être pragmatiques. À titre d’exemple, la politique éducative ne doit pas se réduire à joindre le système éducatif et le marché du travail, mais doit aller au-delà pour assurer aux élèves des écoles et des lycées un savoir les préparant mieux à accéder à l’université, à devenir des citoyens capables d’affronter les incertitudes et à améliorer leurs opportunités dans la vie.

En outre, l’État ne peut réduire les inégalités uniquement par le biais de politiques publiques spécifiques ; il y a également d’autres volets qui font partie de ses obligations dont les effets impactent celles-ci : il doit investir dans les services publics et créer un environnement réglementaire dans le secteur privé contre les distorsions génératrices d’inégalités.

 


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