L’histoire du travail des femmes au Maroc

L’histoire du travail des femmes au Maroc

 

Introduction

De la sociologie coloniale aux publications récentes, constamment associé à la colonisation ou au contact avec la « modernité », le travail des femmes au Maroc est souvent envisagé comme un phénomène récent, et son analyse est presque systématiquement introduite par une réflexion sur ce « nouveau phénomène » et ses conséquences sur le statut des femmes et sur la société en général. Or, en 1950 déjà, Robert Montagne[1] estimait que 50% des femmes en « milieu prolétarien » travaillaient, bien qu’il ne prenne en compte que le travail salarié. Plus de six décennies plus tard, même si l’on exclut comme dans ce cas toutes les femmes travaillant hors du circuit salarié, parler du travail des femmes en termes de nouveauté est pour le moins problématique.

Si l’on s’intéresse à la période contemporaine, dans la littérature scientifique sur le Maroc, les activités féminines informelles ont été longtemps ignorées ou minimisées[2], alors même qu’elles occupent une part importante, sinon majoritaire, de la population féminine.[3]

Pour comprendre l’invisibilisation/dévalorisation – les deux étant fortement imbriquées – du travail des femmes dans la période précoloniale et des activités féminines informelles aujourd’hui, il faut la replacer dans un processus plus général d’invisibilisation du travail des femmes, processus qui n’est pas propre au Maroc et qui est un outil de la domination masculine. En effet, dans la vision dominante du travail, androcentrique, l’activité économique est définie et pensée à partir de la population masculine.

Cependant, dans le cas d’un pays comme le Maroc, cette invisibilisation prend une forme particulière, qui ne peut être pleinement appréhendée qu’à travers une analyse des effets discursifs de la « rencontre coloniale ». La reproduction des catégories de pensée issues de l’orientalisme[4] a en effet renforcé l’invisibilisation du travail des femmes, et particulièrement du travail des femmes populaires au Maroc.

Les rapports sociaux de sexe ont été très présents, voire centraux, dans le discours colonial, au Maroc comme ailleurs. Les inégalités en termes de rapports sociaux de sexe ont été utilisées pour légitimer la supériorité de la société du colonisateur et donc la domination coloniale.

Par ailleurs, au Maroc comme dans tous les pays dits « musulmans », le discours colonial a largement associé la « question des femmes » à l’islam. Dans ce cadre, la « réclusion » des femmes, associée à l’islam et/ou la « tradition », a été (et continue à être) souvent posée comme caractéristique de ces sociétés. On la retrouve notamment dans les thèmes du voile et du harem.

Omniprésent dans la littérature coloniale, le thème du harem est bien entendu, associé au fantasme d’une sexualité exotique ; sa construction discursive va donc dans le sens d’une réification des femmes colonisées qui deviennent des objets sexuels à la disposition du colonisateur. Mais, qu'il soit décris comme un paradis – des hommes – sur terre, ou comme la manifestation d’une oppression « sauvage » des femmes, il faut également remarquer que le discours colonial sur le harem véhicule toujours l’image de femmes enfermées et inactives.

Le voile, a, quant à lui, symbolisé, dans le discours colonial, l’obstacle à la connaissance et à la (pleine) conquête coloniale de la société indigène, particulièrement dans le cas de l’Algérie où il a symbolisé la résistance à ou au contraire l’acceptation de la domination coloniale.[5]

Même si cet intérêt est relativement récent dans l’histoire des sciences sociales, on peut dire aujourd'hui que ces thèmes et la question de la réification des femmes indigènes par le discours colonial ont été assez largement analysés, notamment par les postcolonial studies. Pourtant, malgré cet intérêt, on a rarement fait le lien avec la question du travail des femmes. En effet, ces deux images d’Épinal – la femme voilée et la femme « enfermée » dans un harem – véhiculent l’image de femmes inactives.

Dans les harems, elles sont censées être « oisives » et leur « lascivité orientale » est posée comme caractéristique et fantasmée par les hommes occidentaux. La focalisation sur le harem empêchait donc – et continue à empêcher – l’Occident de voir les femmes de ces pays comme travailleuses.

Quant au voile, on peut dire qu’il véhicule l’idée d’inactivité à l’extérieur du foyer au moins : c'est en effet un vêtement relativement inadapté au travail.[6] De fait, les différentes formes de voile existant dans la région étaient plutôt le fait des femmes riches et urbaines, il s’agissait même d’un marqueur de statut social, et ce dans toutes les sociétés « orientalisées ».[7] Dire que les femmes marocaines, ou « orientales », étaient « voilées » revient donc à assimiler toutes les femmes de ces régions à une petite élite urbaine qui, effectivement, ne travaillaient généralement pas à l’extérieur de leur foyer.

Globalement, les femmes des sociétés « orientalisées », quelles que soient leur classe, leur origine « ethnique » ou régionale, sont perçues comme recluses dans leurs foyers, voire enfermées et non productives économiquement parlant. Or, ce discours se retrouve aujourd'hui, à travers ce que Mervat Hatem a appelé le « discours de la modernisation »[8], qui reprend les catégories de pensée issues du discours colonial et est encore très présent – explicitement ou non – dans beaucoup d’études sur les rapports sociaux de sexe au Maroc.

Dans ce discours, la modernité est toujours associée à une amélioration de la condition des femmes, tandis que la seule cause des inégalités de sexe serait « la tradition » – qu’elle soit perçue comme méditerranéenne, moyen-orientale ou musulmane.[9] Cette vision se retrouve aussi bien dans les médias et dans les discours publics que dans le « sens commun » et beaucoup d’écrits scientifiques. Non seulement cette approche repose sur la construction d’un ordre « traditionnel/islamique », niant la diversité, la complexité et l’histoire de ces sociétés, mais elle assume la modernité comme seule source extérieure et toujours progressiste.[10]

C’est pourquoi le travail des femmes, qui est perçu comme facteur d’amélioration de leur condition, est toujours placé du côté de la modernité. Il est ainsi toujours perçu comme conséquence d’un changement dans la société, et l’idée que « traditionnellement » – dans les sociétés précoloniales ou dans les classes populaires aujourd’hui – elles ne travaillaient et ne travaillent toujours pas se reproduit, y compris dans les études sur ou qui prennent en compte le travail des femmes.

Cette approche empêche de voir la continuité de la domination masculine, qui est basée, dans toutes les sociétés connues dans le temps et l’espace, sur l’appropriation du travail des femmes, qui est l’un des outils de leur oppression globale.[11]

Mais elle occulte également les mécanismes de domination qui existent dans et par la modernité dans les sociétés coloniales et dans les sociétés postcoloniales contemporaines.

Finalement, ce discours orientaliste masque les différences de classe dans l'histoire du travail des femmes au Maroc. Les femmes de la grande bourgeoisie des villes impériales, prises comme référence par l’ethnographie coloniale, pouvaient peut-être, du fait de leur rang, se permettre une certaine « oisiveté ».[12] Mais derrière ces femmes privilégiées, il faut imaginer les esclaves, servantes et autres domestiques nécessaires au bon fonctionnement de ces grandes maisons, y compris dans le cas des « harems », quand ils existaient. Le cas des neggâfat et des neqqâshat est un exemple parmi d’autres des activités exercées par ces femmes. Sans parler des paysannes, majoritaires jusqu’à une période avancée du xxe siècle. Or, toutes ces femmes restent quasi-invisibles dans l’histoire des femmes au Maroc.[13]

Continuité du travail des femmes et de leur exploitation dans l'histoire du Maroc

À l’opposé de ces discours qui invisibilisent et dévalorisent le travail des femmes des classes populaires, le quotidien de ces femmes est marqué, dans toute l’Afrique du Nord, par une « activité inlassable »[14], et ce dans les sociétés précoloniales comme dans les sociétés contemporaines.

Dans les sociétés rurales particulièrement, les observateurs des sociétés maghrébines s’accordent à décrire la vie des femmes dans ces sociétés comme un labeur incessant, et ce depuis le début de la colonisation française. Malgré le peu de sources disponibles, il n’y a pas de raison de penser que le quotidien des femmes citadines était très différent, particulièrement concernant les femmes pauvres.

Les femmes participaient, tout d'abord, à une forme d'économie familiale, mode de production qui prédominait  jusqu’à une époque avancée du xxe siècle au Maghreb alors en majorité rural.[15]

Partout, elles participaient aux travaux agricoles, ce qui est attesté dès la période romaine[16]. Au xvie siècle, Ibn ‘Ardoun notait qu’« [à] la campagne (…) les femmes sortent sans voile et vont travailler à la forêt, aux pâturages, dans les champs (…). »[17] Dans certaines régions, comme l’Aurès, les femmes participaient également à la moisson.[18]

Un traité de jurisprudence compilé au xviie siècle au Maroc nous révèle également qu’« aider » son mari dans les travaux agricoles et pastoraux était conçu par la coutume rurale comme une condition d’obligation dans la vie conjugale.[19]

Les femmes effectuaient – et effectuent toujours – également un certain nombre d’activités liées à l’agriculture ou aux travaux dans les champs : la « corvée de bois » leur était presque partout attribuée, ou encore la cueillette des fruits.

Ce sont encore les femmes qui transformaient les produits issus de l’agriculture, de l’élevage ou de la cueillette : elles fabriquaient l’huile d’arganier ou l’huile d’olive, selon les régions, préparaient la laine, broyaient le blé pour en faire de la farine, etc. Il faut ajouter toutes les tâches de transformation des produits de l’agriculture en nourriture consommable.

Finalement, elles avaient également un rôle prépondérant dans l’artisanat (toutes les tâches liées au tissage, confection de vêtements, de sacs, couvertures, sacs de transport des grains, poterie pour la cuisine, etc.). Remarquons que « sans ces produits, fruit du labeur féminin, le clan ne pouvait pas survivre ».[20] Mais au-delà de leur contribution à une économie de subsistance, au moins une partie de la production artisanale des femmes pouvait faire l’objet d’échanges dans la communauté, voire être commercialisée.

Les femmes exerçaient en effet un certain nombre d’activités qui faisaient partie d’une économie marchande. Remarquons d’emblée l’importance, la variété et l’ancienneté de ces activités.

Dans les sociétés maghrébines précoloniales, les femmes exerçaient notamment un certain nombre d’activités de service, secteur dans lequel elles auraient toujours joué un rôle significatif.[21] Pour se faire une idée de la diversité de ces activités, on peut se reporter à la longue liste établie par Prosper Ricard des métiers « autorisés aux femmes » ou « spécifiques aux femmes » à Fès.[22] Certaines de ces activités étaient même regroupées en corporations : c’était le cas des neggâfat, des shikhât (chanteuses-danseuses) et des cuisinières.[23]

Il est vrai que, pour le Maroc, l’essentiel des sources disponibles se réfère à des contextes urbains, et plus particulièrement à Fès, où l’importance des activités des services était certainement liée à celle de la bourgeoisie locale. Mais il existait également des activités féminines rémunérées dans les zones rurales, comme les tatoueuses, figures importantes du Maroc rural du début du xxe siècle jouissant d'un certain prestige.[24]

Un autre secteur dans lequel les femmes maghrébines ont probablement toujours eu un rôle prépondérant est l’artisanat, notamment dans l’industrie textile, rôle attesté déjà dans les sociétés antiques du Proche-Orient et de la Méditerranée.[25] Or, cette industrie artisanale pouvait donner lieu à des bénéfices. En général, les biens étaient commercialisés par les maris, qui en retiraient donc les bénéfices, mais le produit de cette « industrie rurale à domicile » (nattes, tapis, étoffes) pouvait aussi donner lieu à un salaire (production pour un marchand).[26]

A partir de plusieurs exemples localisés, Nadira Barkallil démontre que,

« d’une part le tissage n’était pas uniquement destiné à satisfaire les besoins familiaux et ce, déjà au xvie siècle, d’autre part la production féminine pouvait être commandée par des marchands (...) et enfin le marché n’était pas strictement local mais il pouvait, pour certaines belles productions, dépasser l’espace régional voire national » (ibid. : 126).[27]

Finalement, les femmes étaient également commerçantes, comme le montre l'existence de galeries réservées aux femmes dans certains marchés.[28] Dans le nord du pays[29], de même que dans le Souss[30], on trouvait des « suq de femmes », marchés ruraux réservés aux femmes.

Les femmes étaient donc bien actives dans ces sociétés, majoritairement rurales, du Maghreb précolonial. La profondeur historique de leur travail (sous ses différentes formes) va à l’encontre du discours orientaliste analysé ci-dessus.

Ce constat ne doit cependant pas nous mener à une idéalisation de la situation des femmes dans les sociétés précoloniales. En réponse au mythe colonial de la colonisation comme facteur de « libération des femmes », certains auteurs ont en effet avancé l’idée que les sociétés précapitalistes au Maghreb étaient égalitaires en matière de rapports sociaux de sexe et que ce serait la destruction des structures sociales, provoquée par la colonisation et/ou le capitalisme, qui aurait engendré l’oppression des femmes.

Or, d'après les sources dont on dispose[31], dans le Maroc précolonial, la division sexuelle du travail reposait sur une hiérarchie sexuée dans ces sociétés, situation qui est par ailleurs attestée « pour toutes les sociétés connues, dans le temps et dans l’espace ».[32] Ici comme ailleurs, le travail des femmes s'inscrivait donc dans le cadre général de l'oppression des femmes, dont une des caractéristiques est l'appropriation de leur travail.[33]

Au vu de ces quelques réflexions, il me semble que les recherches sur le travail des femmes, et plus globalement sur le genre, gagneraient à explorer les différentes modalités que prend l'oppression des femmes et l'appropriation de leur travail, en fonction des contextes sociaux, historiques et politiques, ainsi que les différentes stratégies de résistance que leur opposent les femmes.

 

 

 

[1]     1952, Naissance du prolétariat marocain, enquête collective exécutée de 1948 à 1950, Paris, Peyronnet.

[2]     Fort heureusement, ce thème d'investigation s'est fortement développé ces dernières années.

[3]     Autour de 40 % de la population active se situe dans le secteur informel (Royaume du Maroc 1999/2000, Enquête nationale sur le secteur informel non agricole, Direction de la Statistique), et les femmes sont plus touchées par ce phénomène que les hommes (Nations Unies, 2002, Les femmes dans le monde 2000. Des chiffres et des idées, New York, Publication des Nations Unies : 139).

[4]     E. Said, 1994, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, Paris, Ed. du Seuil.

[5]     M. Yegenoglu,1998, « ‘Veiled fantasies’ : cultural and sexual difference in the discourse of Orientalism », in R. Lewis & S. Mills (éd.), Feminist postcolonial theory : a reader, Edinburgh, Edinburgh University Press : 542-566.

[6]     M. Houbbaïda, 2000, « Le costume féminin en milieu rural. Observations préliminaires sur le Maroc précolonial », in D. Larguèche (dir.), Histoire des femmes au Maghreb. Culture matérielle et vie quotidienne, Tunis, Centre de Publication Universitaire : 205.

[7]     R. Lewis & S. Mills (éd.), Feminist postcolonial theory : a reader, Edinburgh, Edinburgh University Press : 15

 

[8]     M. Hatem, 1993, « Toward the development of post-islamist and post-nationalist feminist discourses in the Middle East », in J. Tucker (éd.), Arab Women: Old Boundaries, New Frontiers, Bloomington, Indiana University Press : 120-121.

[9]     Ibid.

[10]     Ibid. : 118.

[11]     P. Tabet, 1998, La construction sociale des inégalités des sexes. Des outils et des corps, Paris, L’Harmattan.

[12]     À nuancer puisque la direction de ces grandes maisons représentait sans doute une charge importante.

[13]     On notera tout de même deux auteurs qui intègrent une perspective de classe : J. Clancy-Smith, 1999, « A Woman Without Her Distaff : Gender, Work and Handicraft Production in Colonial North Africa », in M. L. Meriwether & J. E. Tucker (éd .), A Social History of Women and Gender in Modern Middle-East, Oxford, Boulder, Westview Press, et Fatima Mernissi, notamment dans : 1981, Développement capitaliste et perceptions des femmes dans la société musulmane : les paysannes du Gharb, BIT, Genève.

[14]     P. Bourdieu, 1958/2001, Sociologie de l’Algérie, Paris, PUF, Coll. « Que-Sais-Je ? » : 27.

[15]     J. Clancy-Smith, ibid. : 27.

[16]     N. Benseddik, 1999, « Être femme dans le Maghreb ancien », Awal, 20 : 141.

[17]    M. Houbbaïda, 1995, « Les femmes rurales dans le Maroc précolonial », in M. Monkachi (coord.), Pour une histoire des femmes au Maroc, Actes du colloque de Kénitra, 4-5 avril, Kénitra, Paris, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kénitra / CEDREF : 120.

[18]    Gaudry 1929/1998, La femme chaouïa de l’Aurès, Alger, Chihab/Awal (réédition). : 154-155. Ce qui est attesté également pour certaines parties du Haut Atlas par des témoins locaux (Tassadit Yacine, communication personnelle).

[19]     Houbbaïda, ibid. : 117-118.

[20]     Clancy-Smith, ibid. : 27. Ma traduction.

[21]     Clancy-Smith, ibid.

[22]     P. Ricard,1924, « Les métiers manuels à Fès », Hespéris, t. IV, 2e semestre : 211.

[23]     R. Le Tourneau, 1949, Fès avant le Protectorat : étude économique et sociale d’une ville de l’Occident musulman, Casablanca, Publications de l’Institut des Hautes Etudes Marocaines, tome XIV : 295, n. 1 ; 562.

[24]     J. Herbert,1948, « Tatoueuses marocaines », Hespéris, t. 25, 3-4 : 296.

[25]     Clancy-Smith, ibid. : 55, n. 15

[26]     Houbaïda, ibid.

[27]     N. Barkallil, 1990, La naissance et le développement du prolétariat féminin urbain, Thèse de doctorat, Rabat, Université Mohamed V : 26.

[28]    Barkallil, ibid. : 25-26.

[29]    F. Hajjarabi, 1987, Les souks féminins du Rif central, Thèse de doctorat, Université Paris VII.

[30]    R. Montagne, 1930, Les Berbères et le Makhzen dans le Sud du Maroc. Essai sur la transformation politique des Berbères sédentaires (groupe chleuh), Paris, Librairie Félix Alcan : 251-252, et n.1.

[31]    Pour plus de détail, voir Rodary, ibid., Chapitre III, et M. Rodary, 2007, « Le travail des femmes dans le Maroc précolonial, entre oppression et résistance. Droit au travail ou accès aux bénéfices ? », Cahiers d’Etudes africaines, XLVII (3-4), 187-188 : 753-780.

[32]    D. Kergoat, 2000, « Division sexuelle du travail et rapports sociaux de sexe », in H. Hirata, F. Laborie, H.Le Doaré, D.Sénotier (coord.), Dictionnaire critique du féminisme, Paris, PUF : 35-44.

[33]    Tabet, ibid.

 
 
 

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