La pédagogie 2.0 au Maroc

Faut-il interdire Facebook dans nos écoles?

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Il suffit d’aller à la fac la plus proche pour découvrir que les cours magistraux sont toujours administrés avec les mêmes méthodes anciennes, calquées sur le modèle français qui a évolué depuis. Il s’agit de réunir des dizaines, voir des centaines d’étudiants dans une salle pour, et je ne parle pas d’expliquer ou d’intéragir mais de lire un contenu de cours d’une manière quasi-unidirectionnelle, ce dernier étant dans la plupart des cas distribués en format papier sur des polycops ou pour être plus moderne en slides en format powerpoint. Même dans nos écoles supérieures privées aux classes à la taille pourtant plus réduite, certains professeurs s’adonnent à cette pratique sans modération[1].

Lorsque j’étais moi même étudiant, je me suis toujours interrogé sur le bien-fondé de cette méthode. Quel est l’intérêt de réunir physiquement un groupe d’étudiants si ce n’est que pour leur transmettre une information unidirectionnelle? La réponse est selon moi “très faible”. Le seul intérêt que je puisse imaginer est de physiquement forcer les étudiants à se familiariser avec le contenu du cours et ce seulement lorsqu’ils sont présents psychiquement, ce qui est loin d’être gagné. Le mot torture serait-il trop fort dans ce cas?

La question devient donc “Quel est l’intérêt de réunir physiquement un groupe d’étudiants tout court?”Je suppose que les réponses les plus logiques, face au développemet technologique actuel, seraient la possibilité d’expliquer des concepts complexes, de débattre plus facilement, d’organiser des exercices de groupe ou des jeux ludiques et d’échanger une communication non verbale (et non écrite). Cela sous-entend que l’enseignant doit pouvoir utiliser le temps à l’extérieur des horaires de cours pour faire assimiler les informations de base ou encore pour continuer le débât autrement.

En parallèle, nous avons là des étudiants connectés à la toile et déjà formés au nouveaux outils informatiques qui sont à leur disposition sans frais pour l’institution enseignante! N’est ce pas là une opportunité extraordinaire pour le pédagogue? Grâce aux nouveaux outils d’internet, les enseignants peuvent transmettre facilement, de manière ludique et interactive les informations qu’ils estiment les plus importantes. Je pense aux blogs, aux wikis, Twitter, Facebook, les plateformes spécifiques aux écoles comme Edu2.0, les plateformes de cours virtuels comme coursera.org et bien d’autres. La vitesse à laquelle se développent ces outils est phénoménale! On parle aujourd’hui de l’utilisation de technologies holographiques pour communiquer avec des étudiants connectés à partir de terminaux distants (voir la démonstration par Cisco http://youtu.be/jMCR9xep81E).

Avec tous les outils aujourd’hui disponibles, le développement de nouvelles méthodes pédagogiques est seul limité par notre imagination. Comment peut-on concevoir l’utilisation de ces outils par notre corps enseignant dans notre système éducatif marocain qu’il soit public ou privé? Comment expliquer le retard qu’accuse notre système éducatif dans le domaine? Formation ? Moyens? Des témoignages? Des commentaires? A vous la parole...

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Traduction

La prof : Wow! C'était un super cours!

Les étudiants: Je suis tellement confus.

 

[1]Je souhaite à ce stade émettre des réserves quant à la généralisation de mes propos. Il faut concéder que beaucoup d’ensignants dans notre royaume utilisent d’autres méthodes par initiative personnelle ou grace à l’effort de formation octroyée par l’administration pédagogique les encadrant, cependant, il n y a pas à ma connaissance de stratégies globales et nationales par rapport à la pédagogie à l’ère d’internet dans nos écoles et universités.

 

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