Ces informalités que cache " l'informel "

Dépassant la définition binaire que donnent les économistes de l’informel, l’auteur constate que l’informalité commerciale au Maroc n’est pas un archaïsme mais plutôt le moyen d’accès à la modernité des classes moyennes urbaines marocaines. Il appelle donc à une sorte de renversement épistémologique où l’informel serait «le réel de l’économie» et le «formel», une fiction partiellement réalisée !

Les coopératives : secteur sous perfusion au Maroc

350 000 adhérents pour moins de 7 000 coopératives : 0,03% de la population active. Mais des coopérateurs peu formés. Au Maroc, l’attitude des pouvoirs publics s’est traduite par la mainmise des administrations publiques sur ces entités. N’importe quel fonctionnaire, du caïd au délégué agricole pouvait demander les dossiers d’une coopérative. Histoire et état des lieux d’un secteur en mal d’autonomie.

F. Vaillancourt : les voies de la regionalisation

Expert canadien des régionalisations, interrogé par la commission nationale mise en place à cet effet, François Vaillancourt répond ici aux questions d’Economia. La régionalisation dit- il, tient compte des mêmes paramètres presque partout : la géographie, l’histoire, la démographie, l’économie et le politique, lesquels permettent d’envisager vers quel modèle se diriger. Mais chaque modèle est unique!

Trajectoires régionales en quête de convergence

Le différentiel d’évolution économique entre les régions révèle la persistance de déséquilibres. Les régions sont marquées par une structure économique duale entre un littoral développé et un intérieur en difficulté, les facteurs locaux et intrinsèques aux régions ont une faible incidence sur leur croissance. Pour un processus de convergence, des mécanismes structurels et d’accompagnement sont nécessaires.

Les pays émergents existent-ils ?

Entre le moment où Rostow, conseiller du président américain J.F Kennedy, s’est fait le chantre du «take-off économique» au sein du bloc anti-communiste, et la phase historique que nous vivons où le développement n’a plus une acception linéaire ou collective, la notion même de pays émergent mérite d’être réévaluée.

Quelle performance sociale pour la micro-finance ?

La micro-finance emprunte les outils de la finance traditionnelle pour offrir aux plus pauvres une palette de produits et leur permettre, en particulier aux femmes, de devenir des agents économiques du changement. Cet article vise à en définir les contours et à lire les premiers indicateurs relatifs à son efficacité sociale dans le contexte marocain.

B. Stora : l'historien, un citoyen engagé

Spécialiste de l’histoire de l’Algérie et du Maroc, où il a vécu et enseigné, reconnu dans le monde universitaire comme l’un des rares historiens, doublé de sociologue, à aborder l’histoire du présent et à s’engager contre les réflexes identitaires néocoloniaux et discriminatoires. Nous l’interpellons sur l’ier, les années de plomb, l’immigration, l’identité nationale et sa méthode de travail.

La peinture: des passionés au businessmen

Entre un Jilali Gharbaoui, retrouvé mort en 1970 à 41 ans sur un banc parisien, et un Mahi Binebine dont le succès de l’art est reconnu partout de son vivant, il y a un long combat. L’histoire et l’évolution du secteur des arts plastiques se sont faites en dents de scie, ponctuées par l’entrée en jeu d’acteurs économiques de tailles et de natures différentes. Le récit d’une fabuleuse aventure.

Le boom des entreprises de la musique

Une nouvelle génération d’entreprises de musique voit le jour. Une émergence en étroite relation avec la montée des NTIC ainsi qu’avec le dynamisme des nouveaux groupes et l’explosion des festivals. Les fonctions des structures ont muté pour accompagner le nouveau contexte. L’économie classique de la musique marocaine doit obligatoirement s’inventer de nouveaux modes de gestion et de management.

Le livre en mal de formalisation

Pour 30 millions d’habitants au Maroc, la production des livres culturels, toutes langues confondues, ne dépasse pas 1000 titres par an. En France, on en publie 60 000 pour 60 millions. Le secteur du livre a raté son décollage. En trente ans, l’absence de politique étatique cohérente l’a condamné à la stagnation et au bricolage. Et le rafistolage n’a pas accouché d’entreprises du livre viables et utiles.

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