La dynamique de l'industrie automobile turque

C’est à partir des années 1950-1960 que l’industrie turque se développe en prenant appui à la fois sur les activités industrielles qui gravitent autour de la sidérurgie - laquelle entraîne dans son sillage l’essor et le développement, entre autres, des industries mécaniques, de la chimie lourde et des matières plastiques -, et sur la formation et l’évolution de conglomérats turcs (Sadanci, Koç, Zorlu, Dogus…) qui vont élargir leur portefeuille d’activités en y intégrant la production d’équipements automobiles ainsi que l’assemblage de véhicules particuliers et ut

Made in Istanbul

La Turquie figure parmi les dix premiers pays exportateurs de vêtements en valeur nette. Depuis 1980 et les programmes de libéralisation économique, la confection représente entre 10 et 20% des exports et ne cesse d’augmenter. Pourtant, les pronostics alarmistes se multiplient. Les rapports de force entre donneurs d’ordre européens et sous-traitants turcs semblent en effet fondamentalement asymétriques. Ces derniers se sentent particulièrement menacés par l’abolition des quotas qui neutralisaient la compétition chinoise jusqu’en 2004.

Istanbul, ville monde

Au milieu des années 80, le gouvernement bulgare avait décrété une vaste campagne de «bulgarisation» de ses minorités. De nombreux musulmans furent instamment priés de changer de prénom, de renoncer à leur religion. Une majorité d’entre eux choisissant l’exil, arrivèrent à Istanbul, goutte d’eau dans les presque 400 000 migrants intérieurs qui, chaque année, depuis les années 70, viennent s’y installer.

Le secteur privé s'est adapté au Marché

Professeur d’économie politique à l’université Bogaziçi d’Istanbul, A. Bugra revient sur les relations entre pouvoirs publics et monde de l’entreprise, les stratégies économiques à l’origine du développement de l’industrie domestique et l’adaptation des entreprises au marché mondial. Elle souligne notamment que le secteur privé turc a été créé par l’Etat, dans le cadre d’une stratégie interventionniste.

Le Dragon Turc

Confrontée en 2001 à une grave crise financière, la Turquie s’est engagée dans une série de réformes radicales qui lui ont permis, dans un contexte de néo-islamisme montant, de se positionner comme une puissance régionale. Synonyme d’archaïsme social, d’obscurantisme religieux, l’islam était le miroir négatif de l’identité turque. L’AKP en a fait le ciment du nouveau pacte économique et social.

L'Europe, partenaire politique ou commercial ?

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Turquie est engagée dans un long processus de rapprochement à l’Europe .Une option qui s’est renforcée par la demande officielle d’adhérer à l’Union européenne dont elle est l’associée depuis la CEE et sa version initiale des années 60. Ce projet essuie un refus répétitif et déterminé. Déçue, La Turquie se tourne désormais vers d’autres partenaires.

La Turquie est-elle devenue "néo-ottomane" ?

Après avoir snobé la Turquie, l’Europe s’inquiète de la voir s’éloigner. Pourtant , l’AKP ne cherche pas dans le monde arabo-musulman, dans le Caucase ou en Asie centrale, un champ de compensation, ni même une monnaie d’échange avec Bruxelles. La Turquie ne fait qu’assumer désormais son rôle de puissance régionale, dû moins à l’héritage ottoman qu’à son dynamisme politique et économique actuels.

La dette d'aujourd'hui, les texes de demain

Pour répondre aux revendications sociales, les gestionnaires économiques ont privilégié d’augmenter les dépenses publiques de 7% du PIB. Cela signifie que, dès la prochaine loi des finances, des mesures d’ajustement devront être prises pour réalimenter les caisses de l’Etat (sous formes de coupes ou de taxes). Pour un pays comme le Maroc, n’aurait-il pas été plus sage d’accélérer les réformes politiques ?

J. Dakhlia : je distingue le chercheur du citoyen

« Les histoires locales sont souvent semblables. Elles incitent à s’interroger sur les formes d’une globalité culturelle et ce, sachant que la culture aussi n’est pas un ensemble clos et fini » ; Jocelyne Dakhlia explique lors de notre entretien comment elle mobilise les outils de l’anthropologie historique pour examiner le sérail et la place des sociétés maghrébines dans les processus culturels en Méditerranée.

Les avatars du Tribalisme

Est-ce le retour au tribalisme ? L’individualisme perd du terrain. «Big is beautiful» a montré ses limites ; dans cet univers mondialisé, il y a plus de diversité, de métissage, de tolérance, mais moins d’esprit de famille. «Moins d’unité de croyance, de foi partagée et perte progressive des mythes fédérateurs». Les réflexes communautaristes refont surface, sous de multiples formes, sous toutes les latitudes.

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