L’intelligence économique, versions état et entreprises

Le déploiement des services de renseignement à des fins économiques s’est accompagné d’un double engagement des États dans la protection du patrimoine économique et technologique des entreprises et dans les activités de lobbying accompagnant les entreprises à l’international. L’évolution vers l’actuelle forme de l’IE (intelligence économique) au sein des entreprises s’explique par leur volonté de prendre en compte un environnement de plus en plus « global » dans l’élaboration de leurs stratégies.

Big data et intelligence collaborative

Lorsqu’on parle de Big Data, on évoque dans un contexte de forte compétition une démarche managériale comprenant un processus décisionnel, un actif immatériel et des méthodes de création de valeur. Il s’agit aujourd’hui pour les entreprises de développer une intelligence collaborative qui va permettre aux différents collaborateurs de générer des richesses, partager les échecs et surtout développer une attitude d’influence collective.

L’organisation apprenante : chantier ouvert

Cet article donne un éclairage sur le concept de l’« organisation apprenante », modèle organisationnel dont la connaissance revêt une centralité dans le développement des compétences collectives. Sujet à des approfondissements théoriques et empiriques ultérieurs, ce papier met en avant les forces et faiblesses de cette approche.

Les entreprises face à la guerre des normes et de l’information

La pratique de l’intelligence économique repose sur la valeur ajoutée apportée aux données disponibles et s’oriente clairement vers l’action, elle est à la fois produit et processus. Elle se définit aussi comme l’ensemble des moyens systématiquement mis en œuvre pour l’acquisition, l’évaluation et la production de l’information exploitable pour l’action. Dans cette configuration, l’intérêt que représente l’influence est concomitant à la refonte des schémas de pouvoir. Les entreprises ont tout à gagner en s’ouvrant à l’influence.

Réseaux sociaux et médiation en entreprise

Les RS (réseaux sociaux) jouent un rôle de médiation pour prolonger l’expérience client au-delà du point de vente. Pourtant, beaucoup d’entreprises marocaines ont une politique stricte interdisant l’usage des RS par les employés, qui sont pourtant les porte-parole de l’entreprise. Elles gagneraient à concevoir les RS comme une nouvelle forme de lien social permettant à la fois d’améliorer la qualité de vie et la productivité des salariés. La vraie question aujourd’hui est plutôt de savoir comment intégrer les RS à la stratégie globale de l’entreprise pour la création de valeur pour l’ensemble des stakeholders.

Que communiquent les entreprises sur le capital immatèriel ?

Les rapports internationaux comme les recherches académiques et professionnelles s’accordent à dire que les principaux facteurs de création de valeur des entreprises sont invisibles. Les modèles comptables et de communication financière actuels semblent être déconnectés de la réalité économique des entreprises et ne permettent pas de rendre compte de leur richesse immatérielle : les connaissances, la mobilisation des collaborateurs, l’apprentissage, l’innovation, l’organisation, la fidélité des clients, etc. Ce papier se propose d’aborder les principaux enjeux et défis comptables, managériaux et communicationnels des actifs immatériels pour les entreprises.

Web social et e-réputation : les nouvelles e-règles du jeu

Avec l’émergence du Web 2.0 et l’avènement des réseaux sociaux,
l’e-réputation est devenue un enjeu stratégique majeur pour l’entreprise et l’objet d’une importante médiatisation. Compte tenu de la rapidité avec laquelle circule l’information et de la multiplication de ses sources, celle-ci doit faire face à l’inévitable perte de contrôle de ce qui se dit sur Internet à propos de sa marque et de son image. Face à la profusion d’informations qui en découle, quels sont les enjeux et les risques de l’e-réputation ? Est-il toujours possible pour les entreprises de contrôler leur e-réputation ? Et comment peuvent-elles le faire ?

Que devient le journalisme à l’ère des transformations médiatiques ?

Qu’en est-il au juste du devenir du métier (le journalisme) en ces temps de rapide transformation du champ et de l’écosystème qui l’englobe (les médias) ? Les aspects de réponse au niveau local sont imbriqués dans un contexte de mondialisation encore plus confus. Le chantier est certes ouvert, mais sans offre crédible pour y répondre, du moins pour l’instant.

Le(s) féminisme(s) de Fatéma Mernissi

Intégrant une vision sociologique contemporaine et une vision historique des rapports hommes femmes dans les sociétés musulmanes, Fatéma Mernissi est progressivement sortie de l’approche du féminisme historique occidental pour adopter une approche théologico-idéologique à la manière dudit féminisme islamique, puis une approche économico-politique de recherche action avec et pour les femmes, les jeunes et autres catégories sociales marginalisées et vulnérables. Ces différentes approches peuvent classer son œuvre écrite et sur le terrain en trois groupes correspondant à trois périodes (1973-1985 ; 1990-2000 ; 2000-2015). De cette ébauche de lecture transversale des œuvres de ces trois groupes et périodes, quelques pistes préliminaires de réflexion et de recherche sur l’évolution dans le temps de la pensée et de l’action féministe de F. Mernissi sont avancées.

Pages