En quête d'économie de la culture

En quête d'économie de la culture

Les dernières éditions du Festival International du Film de Marrakech, du Festival Mawazine, de celui des musiques sacrées de Fès, des musiques gnaoua d’Essaouira, des salons du livre de Casablanca et de Tanger sont autant d’événements qui semblent indiquer l’existence d’une économie de la culture qui se structure et se professionnalise au Maroc (cf. : schéma «La galaxie de la culture»). Ces événements phares laissent à penser qu’un système économique culturel viable est en place. Or, afin que tous ces acteurs puissent réellement en vivre, celui-ci supposerait que des espaces culturels fonctionnent de manière régulière (salles de cinéma et de spectacles, bibliothèques, librairies…), que la production culturelle soit en adéquation avec la demande du consommateur, que des politiques publiques culturelles soient mises en place… bref qu’une économie de la culture existe, tout simplement. Une économie de la culture qui, réunissant la dynamique et le fonctionnement des secteurs d’activités liés à la culture, permettrait aux biens culturels de circuler dans un marché, trouvant l’équilibre entre l’offre et la demande, entre la créativité et les impératifs liés à la gestion, la production, la distribution et aux exigences du marché. Cette difficile équation est-elle résolue au Maroc ? Existe-t-il une économie de la culture nationale ? Depuis quand et comment a-t-elle évolué ? Comment le produit culturel est-il géré ? Comment la dimension économique et culturelle s’équilibrent-elles ? Quels sont les acteurs et les métiers de l’économie de la culture d’hier et d’aujourd’hui au Maroc ? Quelles sont l’offre et la demande culturelles au Maroc ? D’où devrait venir l’impulsion et d’où vient-elle aujourd’hui ?  Quel rôle du public et du privé ?

De l’indépendance à aujourd’hui, l’agencement de l’économie de la culture demeure lié au projet de société qui se construit, à la conception de la culture par l’Etat, et au rapport de la société à ses artistes. Le modèle économique culturel d’un pays étant rattaché à son contexte politique, des éléments forts et des dates clés (1956, 1974, 1998, 2003, 2006, 2008) ont marqué sa structuration au Maroc. Au fil des années, les acteurs privés (artistes, entrepreneurs, associatifs) ont plus ou moins pu investir l’économie de la culture, des politiques publiques « culturelles » (ou des non-politiques) ont été esquissées, et des impulsions données. Malgré de nombreux blocages, un embryon d’économie nationale de la culture s’est mis en place. La mondialisation, les schémas qu’elle véhicule et ses acteurs ont influé sur son évolution. Le public, quant à lui, a, selon les périodes, redéfini ses attentes par rapport à ce marché culturel, dont l’accès lui est rendu ponctuellement accessible (quand on le veut bien), et par rapport à sa consommation, pas toujours encouragée.

LES PRÉMICES D’UNE ÉCONOMIE NATIONALE DE LA CULTURE

En 1956, la priorité n’est pas à la culture, mais à la construction politique et économique du jeune Etat-Nation indépendant, et à celle d’un projet de société. Le référent national, clairement défini et à respecter, sera arabo-musulman, dénigrant les autres identités culturelles du Maroc, excluant de fait une partie de la population. Pour enraciner son pouvoir et établir une unité étatique, la monarchie s’appuie sur les composantes «langue arabe + Islam», tente de se forger une identité homogène et plonge dans l’oubli les cultures populaires. Dans un élan nationaliste, ce projet identitaire qui cherche à effacer la politique coloniale acculturante, est imposé dans les différentes institutions publiques. Le domaine culturel, craint par le pouvoir, n’échappe pas au cantonnement. A l’indépendance, l’Etat marocain hérite de la structure établie par le colonisateur et la maintient. En effet, c’est le protectorat français qui a marqué le commencement de l’institutionnalisation des arts dans le pays. Sous Mohammed V, la conception de la culture reste étroite et limitée, bornée au divertissement et au folklore alors que sur le terrain la vie culturelle est foisonnante et la création abondante. De nombreuses associations qui tiennent un positionnement clair par rapport aux questions culturelles et identitaires, sont créées et tentent de dépasser le clivage imposé passé/modernité, arabe/occident. Au sein du secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports (lui-même relié au ministère de l’Education nationale), les petites «sections d’activités culturelles» sont regroupées dans un bureau d’éducation populaire et perpétuent la folklorisation initiée sous le protectorat. A la mort de Mohammed V, alors que le Maroc connaît des turbulences politiques et que des voix contestataires s’élèvent, le Bureau d’éducation Populaire  est confié à Housni Benslimane.

 En 1963, la section culturelle est rattachée à un autre ministère, celui du tourisme et de l’artisanat. Directement reliés au secteur touristique, l’artisanat et les arts populaires sont destinés à accompagner son développement et deviennent «un produit touristique pour clientèle étrangère»1. En 1968, le mot culture apparaît enfin dans l’intitulé d’un ministère : Ministère d’Etat chargé des Affaires culturelles et de l’enseignement originel. La conception - et l’action du gouvernement en la matière - n’est plus limitée au domaine des beaux-arts ; elle s’ouvre au culturel mais reste néanmoins adossée à l’éducation. Parallèlement, les productions cinématographique et théâtrale reflètent une voix contestataire, une culture militante de gauche menée par des artistes-étudiants qui tentent de se forger une identité nationale. Jusqu’au début des années 70, les lois permettent un tel foisonnement. Mais cette relative tolérance laisse la place à un tournant sécuritaire (répression des émeutes populaires et enlèvement de Mehdi Ben Barka en 1965, tentatives de coups d’Etat en 1971 et 1972). Tant et si bien qu’au moment où le ministère de la culture est créé en 1974, la période des années de plomb est déjà bien entamée et la contestation de la gauche à son comble. Le domaine culturel subit les effets de la lutte contre la gauche révolutionnaire. La contestation chantée par les Jil Jilala & Nass El Ghiwane, et écrite dans les revues Souffles et Lamalif, marquent la difficulté de l’Etat à gérer la création et l’expression culturelle.

Dans ce contexte de répression, les premières actions entreprises par le ministère de la culture visent pendant longtemps à conserver le patrimoine culturel national, à défendre la langue arabe et à parfaire l’unité territoriale. On évite ce qui touche à la création (par peur d’avoir à soutenir des artistes de gauche), on préfère la préservation et la sauvegarde. La succession de ministres de la culture issus de l’Istiqlal et des vieilles familles du Makhzen, (Bahnini, ministre de 1974 à 1981 ; Belbachir, ministre de 1981 à 1985) accentue l’affirmation du caractère arabo-musulman donné à la culture marocaine, et l’action du ministère se limite pendant longtemps au soutien du livre (achat d’ouvrages aux auteurs et éditeurs, et dotations sous formes de prix littéraires). Ce n’est qu’à la fin des années 80 qu’il commence à être question dans les textes officiels de «politique culturelle, de promotion et de soutien à la création artistique et au théâtre», et des fonds publics sont débloqués par le ministère de la culture pour encourager la production à la fin des années 90.

DES EXCEPTIONS QUI CONFIRMENT LA RÈGLE

Pendant 40 ans, l’action des acteurs publics en matière de culture est donc très limitée. Les créateurs et les professionnels réagissent comme ils peuvent, avec les moyens à leur disposition et colmatent les brèches. Dans ce contexte de non-politique culturelle de l’Etat, les structures parviennent à mettre en place une petite économie de la culture encadrant les quelques productions culturelles cinématographiques, théâtrales, musicales, littéraires, etc. L’activité professionnelle s’organise sommairement et en dehors de tout cadre. Les acteurs de cette économie de la culture, petites structures ou individus (réalisateurs, producteurs, distributeurs, éditeurs) tentent tant bien que mal d’exister. Par exemple, pendant les années 60 et 70, il arrivait qu’un seul film marocain soit produit par an. Concernant le livre, il a fallu attendre les 80’s pour voir naître les premières maisons d’éditions, tandis que la production théâtrale était réduite à 3 ou 4 pièces par an. Coté musique (à l’exception de la parenthèse «Ghiwane, Jilala» où les artistes remplissaient les salles et vivaient de la billetterie) des maisons de production et réseaux de distribution de disques et K7 - Chaâbi, Amazigh, traditionnelle - se mettent en place et écoulent les cassettes dans les circuits classiques  (souks, medinas, etc.) mais répondent à des enjeux exclusivement commerciaux. Pour leur part, les médias sous tutelle ne diffusent que la culture «politiquement correcte» et conforme au modèle identitaire, défini par l’Etat, lors des interminables «saharates» télévisées et sur les ondes radios. Une production globalement faible mais à laquelle le public répond présent.

La culture souffre, alors, cruellement du manque d’infrastructures, d’espaces culturels et de moyens, mais aussi d’ouverture et de formation. Dans ce marché culturel anarchique et fragile, un des seuls encouragements à la créativité vient souvent des services culturels étrangers qui apportent un soutien financier et mettent à disposition leurs infrastructures. Le mécénat marocain, quant à lui, s’organise au sein des fondations privées qui commencent à voir le jour. La Villa des Arts de Casablanca est créée en 1999 par la Fondation ONA avec pour but affiché  «la volonté de promouvoir les arts contemporains et le patrimoine marocain dans toute sa diversité et de rendre accessible la culture à un plus grand nombre». Ces fondations mobilisent des fonds importants, mais répondent à des considérations bien souvent plus politiques que culturelles. Au côté des services culturels étrangers, elles compensent pendant longtemps les lacunes du secteur culturel... Pendant ces années, l’économie de la culture se réalise à une échelle très petite. Il n’y a ni place ni moyens pour la création. Ces fondations permettent néanmoins la première étape de la mise en place des conditions d’existence d’une économie de la culture, et constituent un premier pas vers la réalisation de la chose culturelle marocaine dans son acception moderne. Un premier pas aussi dans la bataille pour la définition d’une identité culturelle moderne et un positionnement par rapport aux modèles culturels étrangers, réalités qui s’imposent constamment.

OUVERTURE POLITICO-ÉCONOMIQUE &  DYNAMIQUE CULTURELLE

Dans les années 2000, l’économie de la culture dans son acceptation globale, qui interagit avec des acteurs multiples et à différents stades (création – formation – production – diffusion – distribution – communication – consommation) est stimulée par l’ouverture politique que connaît le royaume. La libéralisation, celle de l’économie, des ondes et des canaux d’expressions, permet à de nouveaux acteurs d’entrer dans la danse de la gestion culturelle qui s’organise progressivement autour de règles redéfinies. Sous le règne de Mohammed VI, qui correspond à une ère de globalisation des modes d’expression et de communication, la production culturelle dispose d’outils originaux qui se multiplient :

festivals, radios, presse écrite, internet, NTIC, associations et agences de communications. La dynamique culturelle, mais aussi sociale et identitaire, révélée par L’Boulevard par exemple, impose l’existence d’un public, nombreux, réactif, qui fera l’objet d’un intérêt croissant. La reconnaissance de la diversité de l’identité marocaine (avec notamment la création de l’IRCAM à la suite du discours d’Ajdir en 2000) débloque la création et permet au patrimoine jusque-là folklorisé d’être valorisé (réappropriation des traditions culturelles régionales - gnawas, amazigh…). L’enjeu est aussi national qu’international, avec la nécessité de redorer l’image du Maroc affectée par les attentats de mai 2003. En effet, l’économie marocaine de la culture se redéfinit aussi par  rapport au consommateur touristique choyé.

Du côté des pouvoirs publics, l’heure est à la timide prise de conscience de l’urgence d’injecter des fonds dans le secteur de la culture afin que son économie décolle et puisse fonctionner. Les fonds du Centre Cinématographique Marocain sont revus à la hausse (en 2008, il atteint le montant de 60 millions de dirhams, soit 2 fois plus qu’en 2003 et 26 fois plus qu’en 1980). Le ministère de la culture vit aussi à l’heure des actions concrètes et des subventions qui encouragent la création et donc la production culturelle. Sous Mohamed Achaâri (ministre de la culture de 1998 à 2008), le texte instituant le fonds de soutien à la production théâtrale est voté (le nombre de productions théâtrales annuelles s’élève d’un coup à plus de 25), le texte concernant le fonds de soutien à la chanson est écrit, et des festivals sont créés dans différentes villes du Maroc. La commune joue aussi un rôle croissant dans le secteur. Le cas de la capitale économique (Festival de Casablanca, Projet des Abattoirs, le Grand théâtre) est éloquent : «Pour Casablanca, il y a une vraie volonté politique, la chose culturelle s’est imposée», explique Wafaa Skalli, chargée du département culture à la mairie de Casablanca.

La multiplication de l’intervention des acteurs publics et privés va de pair avec le développement d’un marché potentiel, d’une offre culturelle qui se diversifie et d’une demande croissante du public. Le politique étant lié à l’économique, le consommateur du produit culturel étant un citoyen, ces différents éléments s’inscrivent dans les enjeux identitaires, sociaux et sociétaux du Maroc actuel. Visible lors des manifestations culturelles gratuites, comme les festivals, qui attirent un large public. « L’explosion des festivals est une expression qui a un caractère politique, et a été le produit direct de l’évolution politique du Maroc. L’élargissement des libertés et de la démocratie a fait que les gens voulaient s’exprimer et aller vers d’autres besoins qui n’étaient pas à leur disposition avant. La présence de festivals à travers tout le Maroc est une véritable expression de bonne santé socioculturelle marocaine», explique Mohamed Achaâri. L’offre culturelle est stimulée par des nouvelles sources de financement dans ce marché (sponsors : opérateurs de téléphonie, banques…) auquel un intérêt soudain est porté par l’élite politique et économique qui en réalise les opportunités. Les événements culturels majeurs sont organisés par des structures spécialistes de l’événementiel (les nouveaux promoteurs culturels) et sont initiés par des fondations et associations dirigées par des personnalités proches des autorités politiques (centrales ou locales). Pouvoirs qui orchestrent ce nouveau et balbutiant modèle d’économie de la culture tout en capitalisant sur ces potentialités économiques et politiques.

UNE ÉCONOMIE DE LA CULTURE, DICTÉE PAR LE HAUT, POINTE SON NEZ

Mais le financement basé uniquement sur le sponsoring n’est pas suffisant pour consolider la chaîne de l’économie de la culture, en garantir tous les maillons (création – formation – production –  distribution – diffusion – communication – consommation), permettre à ses acteurs d’en vivre et d’assurer une production culturelle nationale honorable. Le produit culturel ne peut rester financé par le mécénat (dont il est de fait dépendant) et non par une activité professionnelle rentable et stable, «Il faut qu’il obéisse aux règles du marché et ne reste pas toujours un produit gratuit», recommande Mohamed Achaari. Pour exister de manière durable, il doit également être consommé. Or les chiffres prouvent que la demande est bien basse. La part de la dépense culturelle moyenne n’atteint pas les 170 dhs par mois et par ménage (HCP-2004). Rien d’étonnant quand on sait qu’«un best-seller se vend autour de 5000 exemplaires sur 2 ou 3 ans, alors que nous avons plus de 300 000 étudiants, 200 000 enseignants-chercheurs et 300 000 professeurs dans l’éducation nationale», regrette Mohamed Achaari. La faiblesse de la consommation, et l’inexistence de la classe moyenne qui jouerait le rôle de locomotive, handicape l’économie de la culture, et n’incite pas le secteur privé à investir le culturel, autrement que par le financement de festivals. «Des festivals qui sont aussi une manière de masquer la faiblesse de notre champ culturel», constate Mohamad Achaari.  Mais si les professionnels restent récalcitrants à se lancer dans ce domaine, c’est aussi parce que le cadre juridique qui entoure tous les métiers de la culture est boiteux. La loi sur le statut d’artiste n’a été promulguée qu’en 2003, la mutuelle des artistes n’existe que depuis 2008, les syndicats ne fonctionnent pas tous de manière transparente et ne représentent pas tous les corps de métiers et formes de culture, mais surtout la propriété intellectuelle est piètrement protégée, le Bureau Marocain des Droits d’Auteurs ne jouant pas son rôle.

Par ailleurs le manque de lieux de formation (voir p. 87) pour les professionnels de la culture et la carence en équipements culturels, est aussi un des facteurs qui bloquent le développement des professionnels de l’économie de la culture. Des festivals sont certes créés chaque année, mais le B.A.BA en termes d’infrastructures culturelles fonctionnant de manière moderne et durable (complexes culturels, maison de la jeunesse, bibliothèques, salles de spectacles, conservatoires, musées) n’est que depuis très récemment à l’ordre du jour. La Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, le Théâtre National de Rabat, le Grand Théâtre de Casablanca, le Musée d’Art Contemporain de Rabat, le Conservatoire de Musique et de Danse…) sont autant de projets d’envergure, lancés «dans le cadre des grands chantiers culturels ordonnés par Sa Majesté le Roi Mohamed VI, destinés à enrichir le paysage culturel marocain», comme aime à le proclamer régulièrement la MAP dans ses dépêches. Le Roi Mohammed VI n’appose plus seulement son haut patronage aux festivals, mais offre des dons aux artistes de la nouvelle scène, soutient le Boulevard, booste le secteur de la peinture et rénove des salles de cinéma et de spectacle par le biais de sa nouvelle fondation Hiba. La première initiative prise par cette Fondation est la rénovation de la salle de cinéma «La Renaissance» qui a réouvert ses portes le vendredi 15 janvier 2010. «La salle Renaissance, située au cœur de Rabat, sera désormais une salle de théâtre, de spectacles, de concerts, d’expositions ou autres, dédiée aux jeunes talents, pour leur faciliter l’accès au public lequel souffre également de la rareté des lieux et des occasions pour apprécier la création artistique marocaine», explique Faycal Laraïchi président de la Fondation Hiba.

En attendant de pouvoir compter sur une véritable et solide économie de la culture, les services culturels étrangers  continuent de permettre à des projets originaux de fonctionner de manière durable. A l’exemple de la récente expérience du projet «Dabateatr Citoyen» qui, en s’appuyant sur une communication efficace, remplit les salles une semaine par mois, attire un public avide de consommation culturelle, et garantit à des créateurs et artistes de travailler pendant au moins 15 jours par mois. Nombreux aussi sont les exemples d’écrivains marocains qui sont contraints d’éditer à l’étranger, de peintres, de réalisateurs ou de musiciens qui y trouvent leur financement, des designers qui y vendent leur produit… Les professionnels de la culture marocains seront-ils inlassablement condamnés à devoir compter sur l’étranger pour s’assurer de réelles ouvertures et des débouchés convenables et durables, en termes de normes, de qualité, d’audace et de rémunérations ? Et paradoxe de ces dix dernières années de «Nayda» :

alors que les principaux acteurs de la «Movida marocaine» peinent encore à en vivre, les professionnels de l’événementiel ont  organisé, eux, pour sa 2ème édition, le salon de l’événementiel (27-30 janvier 2010). Preuve s’il en faut de la vitalité du secteur de l’événementiel. A défaut d’une économie de la culture solide, ne serait-ce pas une économie de l’événementiel culturel qui se met en place ?


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