CHRISTOPHE DEJOURS « Le travail, c’est de l’activité, de l’inventivité et de la coopération »

CHRISTOPHE DEJOURS « Le travail, c’est de l’activité, de l’inventivité et de la coopération »

Tout travail est encadré par un ensemble de modes opératoires conçus et transmis à celui qui est en position d’exécutant. Ce n’est pas seulement un rapport de soi à soi, c’est aussi un lieu de l’intersubjectivité. Mais, l’évaluation des performances exerce un contrôle puissant qui empêche les gens de s’organiser. On ne peut parler de collectif du travail qu’à partir du moment où les gens établissent entre eux des accords, interprétant les ordres contenus dans leur coordination. Au fur et à mesure que les gens deviennent habiles dans l’évaluation qualitative de la coopération, ils accroissent leur capacité à coopérer. Malheureusement, les nouvelles formes d’organisation du travail liées au tournant gestionnaire et au néolibéralisme détruisent la coopération, le vivre ensemble et le rapport individuel au travail.

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