Carte de visite : les operateurs en logistique au maroc

Carte de visite : les operateurs en logistique au maroc

Les prestations offertes sont : l’entreposage, la gestion du stock, la préparation des commandes, le transport, le recouvrement, le conseil, les services informatiques associés, la messagerie. Pour la plupart installés dans les grandes villes (Casablanca, Tanger, Agadir, Fès et Marrakech), les clients de ces opérateurs sont notamment dans le secteur des mines (OCP, etc.), des ciments, de l’agroalimentaire (McDonald’s, Coca Cola, etc.) et de la grande distribution.

Les prestataires et leurs clients

Qui sont-ils ?

Il s’agit principalement des transporteurs routiers, des transporteurs ferroviaires, des transporteurs maritimes, des freight forwarders, des sociétés de messageries express issues du transport aérien, des sociétés de messageries express issues des postes, des sociétés issues d’activités connexes. Parfois, ce sont des filiales d’entreprises issues d’industriels ou de distributeurs.

Le marché est réparti entre trois types d’opérateurs:

Des opérateurs étrangers : DHL/Exel, SNTL-Damco, Gefco, Dachser (Ex-Graveleau), ID Logistics Maroc, Géodis, M&M, MORY International…

Des opérateurs nationaux : La Voie Express, SDTM, Marotrans-Logismar, ONCF, TIMAR…

Des opérateurs louant leurs plateformes pour le compte de logisticiens ou de clients. Ces opérateurs n’exercent pas l’activité logistique proprement dite.

Des groupes marocains se consacrent à la logistique, même si celle-ci n’est pas leur activité principale, mais une extension de leur marché initial, tels que l’ONCF, la SODEP et la SNTL. La SODEP, quant à elle, propose à ses clients des plates-formes logistiques dans différents ports, notamment à Casablanca et Mohammedia. Enfin, la SNTL poursuit une stratégie de diversification des activités ; elle dispose pour cela d’un patrimoine non négligeable constitué notamment de terrains et de locaux.

La stratégie de l’ONCF consiste à encourager ses clients industriels et les grands chargeurs à s’installer dans des espaces de son domaine afin d’accéder plus facilement à la voie ferrée. L’ONCF s’est doté depuis le 29 juillet 2008, d’un port sec sous douane à Casablanca.

L’une des grandes faiblesses du domaine logistique réside dans le secteur des transports terrestres : 90% des entreprises sont individuelles et disposent d’un ou deux camions seulement. Seules 10 à 15% des entreprises disposent d’une gestion rationnelle et d’une comptabilité digne de ce nom.

Casablanca est de loin la capitale du transport avec plus de 300 entreprises, soit 73% des entreprises marocaines de transport. On trouve ensuite Tanger et Agadir, avec respectivement 25 et 22 entreprises (5,5%). Au troisième niveau, on trouve les villes de Kenitra, Rabat et Marrakech, qui disposent d’une dizaine de transporteurs chacune.

La quasi-totalité (98%) des entreprises mènent des opérations de transport uniquement sur le marché intérieur ; seules 2% se consacrent au transport international de marchandises par route2. Le commerce de produits manufacturés avec l’Europe est dominé par les opérateurs TIR vers ou à partir des ports espagnols ou français. Ces opérateurs sont généralement européens, leurs conducteurs peuvent circuler librement dans l’Union européenne, ce qui représente un atout. Le nombre d’opérateurs marocains s’élève à environ 250 pour un parc d’un millier de véhicules. Leur part de marché dans le TIR est aujourd’hui d’environ 14%, tandis que les transporteurs espagnols et français ont une part de marché de près de 50%.

 

  1. Le secteur logistique sur la rive sud de la Méditerranée occidentale. Diagnostic et propositions pour améliorer l’offre de services logistiques. Cas des pays du Maghreb : Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.Étude financée par l’Union européenne à travers l’Office de coopération EuropeAid (pour l’Algérie, le Maroc et la Tunisie) et le CETMO (pour la Libye et la Mauritanie), octobre 2010.
  2. Enjeux logistiques : comment la SNTL propose d’améliorer la compétitivité logistique des entreprises marocaines.
  3.  

Partager ce contenu